01-05-2009 | Ref : 38 | 25624 |

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Le DLEM aujourd'hui

Composé à présent de 282 hommes, dont 162 environ sont des personnels en mission courte durée, le DLEM a été sa manière un précurseur du système désormais adopté par l'armée de Terre pour bon nombre des formations stationnées outre mer et à l'étranger.

Il accueille en effet en son sein des unités en mission courte durée depuis le début des années soixante dix, d’abord avec des unités issues des rangs de la Légion étrangère (2ème REI et 1er REC) puis, à partir de 1983, avec des unités du régime général. Ce sont trois unités des troupes aéroportées qui seront les premières unités de la « régulière » à être intégrées au DLEM (3ème compagnie du 9ème RCP en mars 1983, 4ème compagnie du 1er RCP en août 1983 et 3ème compagnie du 6ème RPIMa en décembre 1983).

Par manque de place sur le « rocher » de Dzaoudzi – car les infrastructures de l’actuel quartier Cabaribère sortiront de terre petit à petit - les premières unités tournantes s’installent initialement sur ce qui est aujourd’hui devenu le camp de brousse de Kwalé, sur Grande Terre.

 

Refrain du DLEM :

« Lé-gion-nair’ sur l’ro-cher, y’a pas de temps à per-dre »
« Lé-gion-nair’ sur l’ro-cher, y’a pas l’ temps pour souf-fler »

 

L’étendard du 2ème Régiment étranger de cavalerie

 

Garde à l'étendard du 2°REC Héritier du Régiment Dauphin étranger cavalerie, dont il porte la devise (« Pericula Ludus » - « Au danger mon plaisir »), le 2ème Régiment étranger de cavalerie (2ème REC) a été créé en juillet 1939 sur la substance du Groupement d’escadrons du Maroc issu du 1er REC.

Au début de la seconde Guerre Mondiale, le 2ème REC est stationné au Maroc mais une partie de ses éléments sont très vite rattachés au Groupement de reconnaissance divisionnaire 97 (GRD97) qui combattra sur le sol métropolitain pendant l’offensive allemande du printemps 1940, et dont le chef, le lieutenant colonel Boyer de Latour tombera au combat au bois de Noroy le 9 juillet de la même année. Après l’armistice, la dissolution du 2ème REC est prononcée le 15 novembre 1940 et son étendard est confié à la garde du 1er REC.

Le 2ème REC est officiellement reformé le 1er juin 1946 à Sidi Bel Abbès mais ses unités ne sont véritablement recréés qu’en novembre de la même année. Implanté à Oujda, où il demeurera jusqu’en 1956, il a pour mission d’instruire et d’encadrer les renforts destinés au 1er REC en partance pour l’Extrême Orient.

Après les accords de Paris en 1954 et le départ de l’Indochine en 1955, le 2ème REC participe à la sécurisation du territoire marocain puis, à partir de 1956, aux « missions de maintien de l’ordre » sur le territoire algérien, d’abord dans le secteur de Laghouat, puis, à partir de juin 1958, sur le barrage tunisien. En janvier 1962, le 2ème REC fait mouvement sur Biskra avant d’être dissous à nouveau après les accords d’Evian.

En 5 ans de campagne en Algérie, le 2ème REC a mis hors de combat 1022 rebelles et a récupéré pas moins de 697 armes dont 30 fusils mitrailleurs ou mitrailleuses. En 1984, le Détachement de Légion étrangère de Mayotte reçoit la garde de l’étendard du 2ème REC.

 

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Recrutement Légion étrangère

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